R comme…Romilly-sur-Seine

Pour ma première participation au Challenge AZ, je vous invite à faire connaissance avec mon environnement généalogique.

Ahhh !!! Romilly !!! Le simple nom de cette ville évoque toute mon enfance et ma jeunesse. La Boule d’Or, les Bourgeats, la rue Anatole France…

Romilly, c’est là qu’habitaient mes grands-parents, ainsi qu’une partie de la famille.

C’est là que mes parents ont passé leur enfance et leur jeunesse, c’est là qu’ils se sont connus et mariés.

C’est grosso modo dans un rayon de 50 kilomètres autour de Romilly que mes ancêtres ont évolué, une fois dans la Marne, une fois dans l’Aube, une fois dans la Seine-et-Marne. La région de Romilly, c’est un peu le berceau de ma famille, surtout du côté paternel.

Et pourtant, parmi tous mes ancêtres, rares sont les vrais Romillons, ceux qui y sont nés. Si je remonte sur 4 générations avant moi, c’est-à-dire jusque mes AAGP, seuls maman, Georges mon grand-père paternel et Joseph Isidore, son propre grand-père paternel, y sont nés ! Malgré tout, on revient toujours, surtout à compter de la moitié du XIXe siècle, à Romilly…

Un peu d’histoire s’avère nécessaire pour comprendre l’attractivité de cette ville sur mes ancêtres.

Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, Romilly est un gros bourg rural. La bonneterie, établie principalement à Troyes, se développe alors et Romilly en profite pleinement. Nombre de mes ancêtres qui vivent aux alentours de Romilly deviennent « fabriquants de bas », parfois même, « bonnetiers ». Ils ont chez eux des métiers à tisser et produisent des bas de coton. Au début du XIXe siècle, les personnes travaillent avec le « métier à bas » aussi appelé « métier anglais ». Des informations sont disponibles ici, ou encore . Le tournant des années 1830 est capital pour la bonneterie, ainsi, en 1846, on compte à Troyes et dans l’Aube 10800 métiers à tricoter disséminés au sein d’une myriade d’ateliers.

(AN Isidore Joseph CHARONNAT 12 septembre 1816 Maizières-la-Grande-Paroisse (10)).

L’arrivée de la première ligne de chemin de fer venant de Montereau, atteint la ville en 1848. Romilly connaît alors un développement industriel important et la population est multipliée par 4 entre 1845 (3700 habitants) et 1930 (14000 habitants). Romilly devient à cette époque un grand centre de production de tissu élastique et de chaussettes. La ville est LE centre du tissu caoutchouté. Qui ne connait pas « Le Coq Sportif » ou « Olympia » ? Avant la seconde guerre mondiale, Romilly n’est plus Romilly-sur-Seine, mais « Romilly-les-chaussettes » !

Tous les bourgs alentours dont sont issus mes ancêtres non cultivateurs, que ces villages soient aubois ou marnais commencent à perdre leur population au profit de Romilly. Ils viennent s’y établir pour se faire embaucher qui dans la bonneterie, qui au « Chemin de Fer ».

Ainsi, ma mémé Marcelle rencontre très probablement le grand-père Georges à l’usine puisque quand ils se marient en 1929 à Romilly, elle est caoutchoutière et lui est mécanicien dans les métiers de bonneterie. Cependant, papa ne naîtra pas à Romilly, mais dans le fief familial de mémé, dans la Marne.

Mes grands-parents maternels sont venus à Romilly car mon grand-père travaillait au « Chemin de Fer ».

Puis, la mondialisation faisant, la bonneterie auboise est tombée en désuétude, le nombre d’employé de la SNCF a décru, les heures flamboyantes des ouvriers et du communisme ont laissé la place aux retraités et Romilly est redevenue à nouveau une petite ville, sans grand charme architectural, mais qui garde une place particulière dans mon cœur. 

Sources : http://www.ville-romilly-sur-seine.fr/histoire,

Archives départementales de l’Aube.

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