Fontaine…

Bon, voilà, j’ai passé la cap, moi qui jurais il y a un an que JAMAIS….JAMAIS je ne ferais ce que je vais vous dire…

J’ai envoyé mon ADN pour qu’il livre ses secrets!

Je me rappelle très bien avoir eu cette discussion avec Brigitte (vous pouvez la retrouver sur son blog « Chroniques d’antan et d’ailleurs ») il y a un an à peu près : pourquoi livrer son ADN à des entreprises? Brigitte a ses motivations, mais n’ayant pas les mêmes interrogations quant à mes origines, je ne voyais vraiment pas l’utilité de livrer mon intimité la plus personnelle aux américains ou aux israéliens. Et puis…l’idée a fait son chemin, je me suis documentée, j’ai assisté à des conférences lorsque j’étais à Londres pour RootsTech, j’ai parlé avec Marie Cappart, la spécialiste belge de la généalogie génétique, j’ai lu le guide de Nathalie Jovanovic-Floricourt sur l’ADN, on en a discuté avec mes confrères et consoeurs généalogistes et voilà, mue par la curiosité, j’ai franchi le cap!

Quelles sont mes motivations?

Je vais faire un petit résumé de ce que j’ai appris en essayant de ne pas être barbante. Vous avez tout loisir d’approfondir vos connaissances, mon propos ici n’étant pas de faire un cours mais de vous livrer les bases élémentaires pour comprendre mes motivations.

Image par Arek Socha de Pixabay

Tout le monde connait l’ADN et sa représentation en double hélice. L’ADN est présent dans chaque cellule. La cellule est l’unité de base du monde vivant et c’est l’ADN qui permet à chaque cellule d’avoir sa spécificité. Le noyau de chaque cellule contient 22 paires de chromosomes autosomes et une paire de chromosomes sexuels. Nous recevons donc chacun 23 chromosomes de notre père et 23 chromosomes de notre mère. Chacun des chromosomes contient l’ADN. Le gène est une séquence d’ADN (un assemblage particulier des différentes protéines constituant l’ADN). Chaque humain contient environ 24000 gènes, le rendant unique.

Du noyau de la cellule à l’ADN, Image par OpenClipart-Vectors de Pixabay

Ce sont les chromosomes sexuels qui déterminent évidemment notre sexe physiologique. Sachant que la femme détient 2 chromosomes X et que l’homme possède un chromosome X et un Y, c’est par ce dernier que le sexe du futur enfant est déterminé selon qu’il « donne » un chromosome X ou Y. La femme « donnera » toujours un chromosome X. Cette vérité scientifique tord le cou aux affirmations séculaires concernant les femmes ne sachant pas donner de fils ou de fille à leur mari!!

Chacun de nous reçoit de nos deux parents une partie de leurs chromosomes dans les 22 paires de chromosomes autosomes. Le type de chromosomes transmis par le père et la mère varie d’un enfant à l’autre. Nous ne recevons pas l’intégralité d’un chromosome, mais des morceaux. Ces morceaux contiennent les gènes. C’est ce qui nous rend unique! En effet, j’ai reçu certains morceaux de chromosomes de mon père que ma sœur n’a pas reçu, mais nous en avons reçu en commun. Mon père a lui-même reçu des morceaux de chromosomes de son père et de sa mère. Mon grand-père paternel a reçu une partie de morceaux différents de ceux transmis à sa sœur. Mais ils ont en commun de l’ADN de leurs parents. Cet ADN va se transmettre aux enfants et ainsi de suite. C’est comme ça que je vais avoir de l’ADN en commun avec les enfants des cousins de mon père. Cet ADN commun va être de moins en moins important au fur et à mesure des générations et on estime qu’au delà de 8 générations, on ne peut plus « exploiter » cet ADN.

Au vu des mes recherches, mes origines les plus exotiques sont belges, mes ascendants directs sont pratiquement identifiés et sauf une ou deux exceptions, vivaient dans un rayon de 100 km (et encore, je suis large!! 🙂 ) entre la Marne et l’Aube. Tous mes ancêtres sont identifiés sauf… deux pères en 1831 et 1841… J’ai une AAGrand-mère (c’est ma 5e génération!) et un AAAGrand-père (ma 6e génération!) nés de pères inconnus… Je suis en plein dans le créneau permettant une possible identification!

Je n’ai pas recherché les collatéraux de mes ancêtres directs, peut être que certains sont partis au cours des XIXe et XXe siècle s’établir ailleurs qu’en France. Est-ce que je partage de l’ADN avec des étrangers? Est-ce que je vais pouvoir retrouver ces pères inconnus? Des ancêtres ne sont-ils que des ancêtres de papier? C’est une grande inconnue qui s’ouvre là, avec toutes les surprises possibles!

Grâce à leur accord, je vais pouvoir également comparer mes cousinages généalogiques avec ceux de ma soeur, la surprise serait que nous ayons des cousins différents et déterminer mes cousinages par rapport aux apports de mon père et de ma mère. Pour faire simple, je vais pouvoir déterminer mes cousins issus de mes branches paternelles et maternelles sans avoir besoin de faire de recherches fastidieuses. Malgré tout, des recherches généalogiques vont être nécessaires pour trouver un ancêtre commun et c’est ce qui m’excite le plus : enquêter… Il va également falloir être patiente et accepter de ne pas trouver!

Image d’en tête : mcmurryjulie de Pixabay

Sources : Wikipedia, Nathalie Jovanovic-Floricourt L’ADN, un outil généalogique, Archives & Cultures

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